Les protestations face aux violences policières devant l’école Rampal et la poursuite des rafles ont été très fortes à Paris. Lundi 26 mars, 2 000 personnes ont manifesté devant le rectorat. La grève, vendredi 30 mars, appelée par tous les syndicats du primaire après la mise en garde à vue de la directrice de l’école, a été massivement suivie. Enfin, la manifestation, samedi 31 mars, a été un vrai succès avec près de 10 000 personnes, à l’appel du Réseau éducation sans frontières (RESF) et soutenue par toute la gauche.
Partie des différents arrondissements populaires, une foule très diverse, bigarrée, dynamique, regroupant parents, enseignants et sans-papiers, a convergé vers Stalingrad. La solidarité a déjà permis une première victoire, puisque les poursuites contre la directrice ont été abandonnées. Le ministère de l’Intérieur a réaffirmé que la police ne devait pas intervenir « à proximité » des écoles. Cela ne suffit pas. Nous voulons l’arrêt immédiat des arrestations de sans-papiers.
Ce qui s’est passé dans les écoles parisiennes est la meilleure réponse à la démagogie raciste et sécuritaire du gouvernement. La mobilisation doit se poursuivre sur deux plans. Premièrement, il faut renforcer les collectifs RESF sur les écoles. La solidarité des parents et des enseignants est la seule véritable protection pour les familles face au harcèlement policier. Deuxièmement, la gauche devrait organiser une nouvelle mobilisation, à l’échelle nationale, pour la régularisation des sans-papiers.
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